RBV, CMJN et serif ne viennent pas d’une langue étrangère. Au contraire, ces termes un peu obscurs font partie du quotidien des artisans du web. Faisons un peu de lumière sur ceux-ci!

Les couleurs

Le monde de l’imprimerie et celui du web entretiennent un lien particulier, surtout lorsqu’il s’agit des couleurs. En effet, on fait appel principalement à deux codes pour identifier une couleur précise. En imprimerie, on utilise les couleurs soustractives: CMJN (CMYK en anglais). Les lettres font référence au cyan, au magenta, au jaune et au noir. À titre d’exemple, la couleur orange pourrait s’écrire en CMJN comme suit: 0, 54, 87, 0.

En comparaison, le monde de l’informatique utilise les couleurs de manière additive. On fait donc appel au code RVB. Les lettres font ici référence au rouge, au vert et au bleu. À titre d’exemple, la couleur orange pourrait s’écrire en RVB comme suit: 246, 141, 46.

Pour terminer avec les couleurs, il existe aussi le code hexadécimal. Ce dernier est surtout utilisé par les programmeurs. Avec ce code, une couleur s’exprime comme une suite de 6 caractères. À titre d’exemple, la couleur orange pourrait s’écrire en code hexadécimal comme suit: F68D2E.

Le texte

Serif, à quoi fait référence ce mot étrange? Non, on ne parle pas ici d’un homme armé d’un fusil qui aurait vécu au Far West. On parle plutôt de l’empattement des polices de caractères. À titre d’exemple, vous lisez présentement du texte sans-serif. En comparaison, les titres des articles du site Le Devoir utilisent une police serif.

Intéressant n’est-ce pas?